La bague du Devil

{ }

recherche

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Pano

IMG_3433_2.JPGIMG_3434_2.JPG

Expériences floues

IMG_3401_2.jpg

Le flou

L’obscurité de l’aurore me fait me sentir dans une bulle. Je suis à l’arrière d’une voiture silencieuse qui avance vite. Je contemple les ombres, les silhouettes des arbres, les nuages qui sont étrangement noirs. Le ciel est la seule chose colorée. Il est bleu foncé.Capture_d_ecran_2015-03-09_a_10.11.48.pngCapture_d_ecran_2015-03-09_a_10.12.52.png

Mouvement Numérique

Untitled__34_.jpg Untitled__39_.jpg

Argentique

Untitled__27_.jpg Untitled.jpg Untitled__14_.jpg Untitled__28_.jpg Untitled__32_.jpg Untitled__15_.jpg

Nico

nico_john_cale.jpg

La Jetée

essaie3.jpg essai_8.jpg

Illogisme

DSC_3135_blog.jpg

Jean-Pierre Raynaud

Jean_pierre_raynaud.png

Boite en acier, sonore.

DSC_3132_blog.jpg

DSC_3133_blog.jpg

L__ambiance.m4a

Assiette au Beurre/Charlie Hebdo (pour Pascale)

vatican_assiette_au_beurre_p1_q15.jpg CharlieHebdo-Pope-Francis.jpg

Ces deux illustrations de Charlie Hebdo et Assiette au Beurre parlent de la même chose mais elles sont tout de même différentes. Il est important de rappeler que Assiette au Beurre a existé entre 1901 et 1912 tandis que Charlie Hebdo a été créé en 1970, et continue d'exister aujourd'hui.

La différence d'époque explique bien la différence des couleurs utilisées, et surtout le trait du dessinateur. En effet, Assiette au Beurre nous livre une caricature du Vatican plutôt noir, et un humour assez sanglant. Les personnages sont effrayants, et ici, on ne se moque pas ouvertement comme le fait Charlie Hebdo, mais on dénonce, gravement, on veut choquer, marquer les esprits mais en restant sérieux. Charlie Hebdo est quant à lui, plus dans la rigolade. On se poile en caricaturant, on se moque au point d'oser dessiner le Pape pratiquement nu. On l'affuble d'un costume qui le ridiculise. En bref, on se marre. Mais on se marre pour faire passer un message important.

Les deux caricature ont toutes les deux la même intention, mais elles ne font pas de la même manière. Une caricature à la Charlie Hebdo n'aurait jamais été acceptée au début du XXème siècle alors qu'une caricature de Assiette au Beurre nous effraie. En effet les moeurs ont évoluées, l'humour à changé, la vulgarité est aujourd'hui "acceptée". Charlie Hebdo va beaucoup plus loin dans la provocation que je qualifierais de vulgaire tandis que Assiette au Beurre marque les esprits par sa noirceur.

Pour résumer, chaque caricature correspond à son temps et elles restent des images satiriques qui sont loin de faire l'unanimité dans la pensée collective.

Chère Sophie Calle,

Dernièrement je me suis penchée sur votre travail et en particulier votre exposition au Bal à Paris. Celle-ci a d'ailleurs semé un certain trouble dans la vision que je pouvais avoir de ce que vous faîtes. Je vous percevais comme quelqu'un qui faisait ses expériences et s'en enrichissait. Et puis lorsque j'ai vu les photos de l'exposition sur le thème de l'autoroute, j'ai été quelque peu déçue mais également surprise. Il m'a semblé que vous vous étiez forcée à la faire. Que ce sujet ne vous intéressait pas vraiment. il est vrai que je n'ai pas vu cette exposition de mes propres yeux mais j'ai tout de même essayé de la capter, de la comprendre. J'ai compris que vous vouliez jouer sur la notion de non-lieu qui caractérise les autoroutes. Que vous vouliez vous familiariser avec les conducteurs en leur demandant (sous forme de panneaux lumineux) où ils allaient, où ils pouvaient vous emmener,... Mais j'ai trouvé ça plat. Je vous ai perçu comme quelqu'un qui se mettait sur une sorte de piédestal, et qui s'interrogeait à ces "pauvres" gens qui prenaient l'autoroute. Comme si vous essayiez de vous intéresser à leur vie, de rendre leur trajet plus attrayant. Comme si leur voyage serait plus agréable grâce à vous. Mais de mon point de vue, ça ne marche pas. Alors pourriez-vous m'expliquer votre démarche? Me dire ce que cela vous a apporté? Peut-être qu'il y a quelque chose que je n'ai pas saisi.

Ombres

Dessin_1gvhbn.jpg

IMG_4593photosh.jpg

IMG_4595photos.jpg

Pourquoi je suis là et pas ailleurs (pour Vincent)

Je ne pense pas qu’une oeuvre en particulier m’ait donnée envie d’entrer en école d’art. C’est plutôt un tout. La musique surtout. J’ai été élevée dans un environnement où la musique faisait plus que partie du quotidien. La musique peut transmettre toutes les émotions, les sentiments, les ambiances. Tout comme une oeuvre d’art. Mais ça je l’ai compris il n’y a pas si longtemps. Il y a quelques années je ne savais pas ce qu’était l’art contemporain. Quand on me parlait de peintures je ne pensais qu’aux peintures classiques étudiées en Histoire au lycée. Aujourd’hui et grâce à certaines personnes que j’ai pu rencontrer, j’ai développé mon sens de l’observation et surtout ma culture. Je me suis découverte grâce à certains artistes parce que je comprenais ce qu’ils essayaient de faire passer à travers leurs oeuvres. J’ai découvert des artistes qui m’ont ramenés à des sentiments que j’avais pu éprouver en écoutant une chanson. La musique et l’art sont pour moi plus que liés. Autant au niveau formel qu’au niveau du fond. Je ne me vois pas autre part qu’en école d’art. J’ai essayé de me lancer dans des études qui pourraient me mener vers un travail fixe, un salaire fixe, une vie fixe, mais je me suis vite rendue compte que ça ne me plaisait pas, que la seule chose que je voulais et que je veux est de m’exprimer, de me comprendre et comprendre les autres à travers l’art, de manière esthétique ou non. L’art est pour moi le plus beau moyen et aussi le plus difficile de faire sortir ce qu’il y a en moi. Je passe par toutes sortes d’états d’âmes continuellement (comme beaucoup de ma classe et de l’école je suppose), mais c’est ce changement constant qui me donne envie de continuer, d’approfondir une idée.

Sinon Nina Childress a été une de mes découvertes de l'année de prépa. J'aime beaucoup le flou de ses peintures.

Nina_Childress_-_Bluriness.jpg

''Mommy'' - Xavier Dolan (pour Pascale)

« Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. » 

Ce film est une constante surprise. On voit des plans, des scènes auxquelles on ne s’attend pas. Le format carré apparaît comme le reflet de la réalité, qui nous rend proche des personnages, de l’histoire. Les 3 acteurs principaux sont d’ailleurs plus qu’attachants. Impossible de ne pas les aimer. De ne pas avoir envie de les protéger face aux injustices du monde. Xavier Dolan touche à travers ces films. Celui-ci en particulier m’a vraiment émue, bouleversée. Il dit les choses sans les dire, arrive à retranscrire des émotions rien qu’avec des regards, des atmosphères. Son langage cinématographique est universel. Le flou souvent présent nous aspire dans le film. La lumière souligne le caractère attachant des personnages.

Certains pourraient penser que Xavier Dolan fait dans le cliché de part certains plans, la bande originale, … Mais justement, je pense qu’il se fout de tout ça. Il fait selon son esthétique, ses goûts.

Dolan arrive à transformer une histoire dramatique et parfois glauque en quelque chose de beau, de rayonnant. L'humour est aussi une des grandes qualités de ce films. La vulgarité et la colère présentes n’apparaissent pas de façon négative mais tout à fait légitime.

Bref, ce film est un bijou.